Em 1re · Enseignement moral et civique

Les formes de solidarité

De l'entraide familiale à la protection sociale organisée.

8 min de lecture · Quiz · 5 questions · Mis à jour le 26/09/2026

01De l'entraide informelle à la solidarité organisée

La solidarité désigne le fait de se sentir lié aux autres et de leur venir en aide, notamment face à des difficultés (maladie, perte d'emploi, vieillesse). On distingue traditionnellement deux grandes formes de solidarité. La première, dite informelle ou mécanique, repose sur les liens directs entre proches : entraide familiale, voisinage, réseaux amicaux ou associatifs. La seconde, dite organisée, repose sur des institutions qui mutualisent les ressources à l'échelle d'une société entière, indépendamment des liens personnels entre les individus. En France, cette solidarité organisée prend principalement la forme de la Sécurité sociale, un système de protection sociale mis en place à la Libération.

Définition : à retenir
Solidarité mécanique
une forme d'entraide directe et informelle entre proches (famille, voisins, amis), fondée sur des liens personnels plutôt que sur une institution.
Solidarité organisée
une forme d'entraide mise en place par des institutions qui redistribuent des ressources collectées auprès de l'ensemble d'une population, indépendamment des liens personnels entre les bénéficiaires.
Sécurité sociale
le système français de protection sociale, créé en 1945, fondé sur la cotisation des actifs et la redistribution de ces sommes vers les personnes qui en ont besoin.

02Le fonctionnement de la Sécurité sociale

Créée en 1945 dans le contexte de la sortie de la Seconde Guerre mondiale, la Sécurité sociale française repose sur un principe de cotisation : les actifs (salariés et employeurs notamment) versent des cotisations proportionnelles à leurs revenus, qui financent des prestations versées à ceux qui en ont besoin, qu'ils aient ou non cotisé autant qu'ils reçoivent. Ce mécanisme organise une redistribution entre les actifs et les inactifs, entre les bien portants et les malades, entre les périodes de la vie où l'on cotise davantage et celles où l'on perçoit davantage de prestations. Le système couvre plusieurs risques : la maladie (remboursement des soins), la vieillesse (versement des retraites), le chômage (allocations pour les personnes sans emploi, gérées par un régime distinct) et la famille (aides versées aux familles, notamment pour la garde d'enfants ou le logement).

03Deux logiques complémentaires, parfois en tension

Solidarités informelles et solidarité organisée ne s'excluent pas : elles coexistent et se complètent dans la plupart des situations. L'entraide familiale ou de voisinage reste très présente au quotidien, notamment pour la garde d'enfants, l'aide aux personnes âgées ou le soutien lors de difficultés ponctuelles, tandis que la Sécurité sociale intervient pour des besoins plus structurels et à une échelle qu'aucun réseau familial ne pourrait couvrir seul. Ce système fait néanmoins l'objet de débats réguliers, notamment sur son financement (niveau des cotisations, équilibre des comptes) et sur l'étendue des prestations couvertes, dans un contexte de vieillissement de la population et d'évolution des besoins sociaux.

04Méthode : identifier une forme de solidarité dans une situation donnée

  1. Repère les acteurs concernés : s'agit-il de proches (famille, voisins) ou d'une institution ?
  2. Identifie le mécanisme : aide directe et personnelle, ou redistribution organisée via des cotisations ?
  3. Relie la situation à un risque couvert par la Sécurité sociale si elle en relève (maladie, vieillesse, chômage, famille).

05Erreurs fréquentes

  • ✗ Confondre la Sécurité sociale avec une simple assurance individuelle.
  • ✗ Penser que la solidarité organisée a remplacé entièrement l'entraide familiale et de voisinage.
  • ✗ Oublier que le système repose sur la cotisation des actifs, et non sur un don volontaire.
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Sources. Contenu conforme au programme d'enseignement moral et civique de première (Eduscol).